Dantès débarque sur BDSphère

A partir de son numéro 22, à paraître en fin de semaine, votre magazine numérique BDSphère va publier en exclusivité le nouvel album de la série Dantès, qui sortira en librairie le 24 août prochain.

Le prochain numéro de BDSphère va accueillir Christopher Dantès. Sous l’identité de ce mystérieux homme d’affaires se cache Alexandre, un jeune trader revenu se venger de ceux qui l’ont manipulé des années plus tôt, conduisant l’établissement financier pour lequel il opérait à la faillite. Votre magazine numérique hebdomadaire va publier en exclusivité pendant les cinq prochaines semaines les planches de L’Affrontement final, sixième et ultime tome de cette palpitante histoire de vengeance, librement adaptée du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas et transposée dans l’univers trouble de la finance contemporaine. Coscénarisée par Pierre Boisserie et Philippe Guillaume, la série Dantès est mise en image par Erik Juszezak, assisté à la mise en couleur par Juliette Nardin. Découvrez dès à présent la couverture du nouvel opus.

La sortie en librairie de L’Affrontement final est prévue le 24 août prochain. Cet album verra Dantès affronter enfin Charles de Salers, le chef d’un parti politique aux idées extrêmes qui a utilisé les profits tirés de la manipulation financière dont a été victime Alexandre au bénéfice de ses ambitions électorales. Le duel promet d’être particulièrement âpre, car Charles de Salers n’a pas hésité à utiliser les points faibles de Dantès pour le combattre, en enlevant Sarah et Lucie, deux jeunes femmes qui lui sont particulièrement chères.

Le concept éditorial du magazine numérique BDSphère est organisé autour de la publication en feuilleton d’un album inédit de bande dessinée, choisi parmi les grandes séries du moment. Depuis le lancement du magazine, vous avez pu retrouver successivement en prépublication:

Le Cargo maudit, dixième album de la série Tramp de Jean-Charles Kraehn et Patrick Jusseaume, un thriller dans l’univers de la marine marchande des années 50;

-> Retrouvez le dossier consacré à Tramp

Midnight Crossroad, troisième tome de la série O’Boys de Steve Cuzor et Stephan Colman, un road movie dans les milieux du blues au coeur de l’Amérique de la Grande dépression;

-> Retrouvez le dossier consacré à O’Boys

Verdicts, conclusion de L’Ordre de Cicéron, la grande saga familiale dans le monde feutré, mais impitoyable des cabinets d’avocats, due à la plume de Ricard Malka, lui-même avocat, assisté au dessin par Jean-Michel Ponzio, qui a pris la suite du regretté Paul Gillon;

-> Retrouvez le dossier consacré à L’Ordre de Cicéron

Et enfin, le livre premier des Quatre Coins du monde, premier volet d’un dytique où Hugues Labiano retrace l’épopée flamboyante des méharistes français à la conquête du Sahara au tout début du vingtième siècle.

-> Retrouvez le dossier consacré aux Quatre coins du monde

 

 

 

 

Joseph Peyré, maître du roman saharien

Pour réaliser Les Quatre coins du monde, le dessinateur Hugues Labiano s’est notamment inspiré d’un roman écrit par Joseph Peyré au début des années trente. Un auteur avec lequel il partage la même passion pour le Sahara… Mais aussi pour l’Espagne..

-> Retrouvez cet article et ses compléments dans le dossier consacré auxQuatre coins du monde, le premier tome du nouveau diptyque de Hugues Labiano publié dans le numéro 18 de BDSphère.

L’Escadron blanc. Hugues Labiano assure que c’est la découverte de ce roman de Joseph Peyré, trouvé dans la bibliothèque de son père, qui a suscité chez lui l’intérêt pour l’épopée des méharistes français à la conquête du Sahara dans les premières années du XXe siècle. Nourri de l’abondante littérature qui s’est développée autour de ce thème, le dessinateur nous livre aujourd’hui avec Les Quatre coins du monde un diptyque flamboyant sur les traces de ces guerriers intrépides à la poursuite de pillards aux confins du massif du Hoggar.

Chez Hugues Labiano, l’imaginaire du désert est omniprésent. Comme chez Joseph Peyré. L’Escadron blanc, paru en 1930, raconte l’aventure exemplaire d’un bataillon de légionnaires à la poursuite d’un rezzou au cœur des étendues arides du sud algérien. Ce petit ouvrage est l’illustration parfaite des drames coloniaux, très en vogue dans les années trente, où le monde hostile, voire cruel du désert supplante les charmes de l’exotisme. A l’époque, la littérature se passionne pour ces contrées encore inconnues et leurs populations souvent mystérieuses. « Espace de l’altérité par excellence, à la fois propice à la révélation et à la méditation, comme le veut la tradition biblique, le désert s’avère être aussi l’espace de la rupture avec l’Occident et de la découverte de l’autre – le nomade – un espace des limites corporelles et mentales, souvent associé au vide, au néant et à la mort, figure de l’altérité ultime », écrit Rachel Bouvet de l’Université du Québec à Montréal dans un article publié par la Société internationale d’étude des littératures de l’ère coloniale (1).

L’ART CONSOMMÉ DU CONTEUR

 

Comme Joseph Peyré avant lui, Hugues Labiano réussit avec l’art consommé du conteur à construire une fiction passionnante autour d’une documentation extrêmement détaillée. Tout est scrupuleusement véridique dans le déroulement des faits ou des opérations, seuls les personnages ressortissent de son imaginaire. Pourtant, pas plus que Joseph Peyré, Hugues Labiano n’est allé dans le désert du sud saharien. Pour écrire son roman, Joseph Peyré s’était inspiré des aventures de son frère, médecin méhariste dans la compagnie saharienne du Touat, qui participa au fameux raid tenté dans cette région en 1921. Sans jamais y avoir mis les pieds, l’écrivain a réussi à travers les différents romans de son cycle saharien – L’Escadron blanc, Le Chef à l’étoile d’argent, Sous l’étendard vert et La Légende du goumier Saïd – à ressusciter l’épopée de ces hommes qui, soumis aux caprices du désert avec ses terribles tempêtes de sable, subirent les affres de la soif, de la faim, des fièvres et de l’épuisement pour accomplir les missions de pacification que leur avaient confiées l’administration coloniale. Le lecteur se retrouve ainsi plongé au cœur des multiples drames dont le Sahara, alors français, fut le théâtre, de la Mauritanie au Tibesti, de Colomb-Béchar à Tombouctou, d’Ouargla à Agadès.

En digne héritier de Joseph Peyré, Hugues Labiano, puisant dans sa riche documentation, nous entraîne à la rencontre de ces héros, certes  obscurs, mais néanmoins intrépides, qui, loin de la civilisation, choisirent délibérément de vivre à la manière des tribus qu’ils étaient chargés de soumettre ou de rallier à la cause française.

 

Joseph Peyré est sans doute un peu oublié aujourd’hui. Mais à son époque, ses romans connurent un grand succès. Originaire du Béarn, où il naquit en 1895 à Aydie, en pays de Vic-Bilh, près de Pau, ce fils d’instituteurs, aurait pu devenir un émérite professeur si une santé fragile ne l’en avait empêché. Celui qui fut l’élève d’Alain en khâgne au lycée Henri IV se tourna rapidement vers le journalisme, après avoir obtenu une licence de philosophie et un doctorat en droit. S’il publie ses premiers écrits dans les années vingt, ce sont ses romans sahariens qui vont lui apporter la célébrité avec l’obtention du prix de la Renaissance en 1931 pour L’Escadron blanc et le prix de Carthage en 1934 pour Le Chef à l’étoile d’argent.

 

LA FIGURE DU MÉHARISTE

D’entrée, Joseph Peyré, qui ne cessera plus d’écrire jusqu’à sa mort en 1968, s’inscrit dans la longue tradition des écrivains du désert. Comme dans L’Atlantide, le deuxième roman de Pierre Benoît, publié en 1919, Joseph Peyré choisit de magnifier la figure du méhariste, ce militaire parti à la conquête du Sahara. Dans cette immensité brûlée par le soleil, l’appréhension du vide conduit ces aventuriers hors normes à s’interroger sur l’existence, le sens de la vie. La même thématique se retrouve dans les romans de Roger Frison-Roche qui assurait lui-même devoir sa vocation saharienne à Joseph Peyré. Surtout connu pour ses écrits sur la haute montagne, l’auteur de Premier de cordée se rendit dès 1935 dans le massif du Hoggar, puis retourna à de multiples reprises dans le désert du sud algérien. Il en a rapporté une série de romans – L’Appel du Hoggar, La Piste oubliée, La Montagne aux écritures et Le Rendez-vous d’Essendilène – qui figurent parmi les plus belles pages de la littérature saharienne.
L’histoire ne dit pas si c’est, en un juste retour des choses,  Roger Frison-Roche qui inspira à son tour Joseph Peyré. Toujours est-il que ce dernier s’intéressa lui aussi à la haute montagne à l’orée des années quarante. Comme les méharistes sont envoutés par le désert, les héros de ses romans Matterhorn ou Mont Everest sont amoureux de leur discipline, l’alpinisme. Là encore, Joseph Peyré brosse le portrait d’hommes mus par un idéal héroïque où le courage, la persévérance et la fidélité tiennent lieu de valeurs ultimes. C’est en cela que l’auteur est considéré comme « le romancier de la solitude et de l’exaltation de l’homme ».

UNE MÊME ATTIRANCE

Très attaché à son Béarn natal, Joseph Peyré reste avant tout un homme du Sud. Fasciné par les grands déserts d’Afrique, bien sûr. Mais aussi par l’Espagne, bariolée, fougueuse et rebelle, à laquelle il consacra de très belles pages. Ce n’est pas un hasard si c’est son roman Sang et Lumières qui lui valut le prix Goncourt en 1935. L’auteur y raconte l’histoire de Ricardo Garcia, un torero célèbre qui, fatigué, a décidé de quitter l’arène, mais que sa jeune maîtresse va convaincre de retourner affronter les taureaux. Tel un dieu déchu, le torero trouvera la mort en un dernier combat. Plus qu’un roman tauromachique, cet ouvrage est avant tout le récit de la solitude d’un homme emporté par la nostalgie de son passé glorieux. Originaire lui aussi du Sud-Ouest, Hugues Labiano partage avec Joseph Peyré cette même attirance pour l’Espagne, terre de contraste, faite d’un mélange d’exubérance et d’austérité. Né en 1963 à Bayonne, le dessinateur assume pleinement ses ascendances hispaniques. Ce qui l’a conduit, lui aussi, à s’intéresser à l’univers de la tauromachie au travers du triptyque Matador, réalisé il y a déjà quelques années avec le scénariste Gani Jakupi.

Philippe Guillaume

(1) SIELEC, site internet : www.sielec.net

 

Les Quatre coins du monde, T1 d’Hugues Labiano disponible dans notre librairie

Numéro 20 gratuit : L’art du conte

Le numéro 20 du magazine BD Sphère est GRATUIT et en ligne.

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Au sommaire de ce vingtième numéro :

  • BDSphère met à l’honneur cette semaine l’univers des contes de notre enfance! A l’occasion du 80ème anniversaire de Sergio Toppi, grand maître de bande dessinée italienne, nous vous proposons de découvrir ses mondes enchantés.
  • Dans la rubrique “Incontournables”, BDSphère publie les premières planches de Krull, chez Mosquito, un conte narrant les tribulations d’un ogre qui subit les affres de sa femmes.
  • Nous consacrons la rubrique « Littérature » à deux auteurs incontournables du conte, les frères Grimm.  Ne pas oublier que derrière le succès indémodable de leurs recueils de contes, ces deux savants ont un laissé une empreinte indélébile sur la langue allemande.
  • L’inédit de la semaine, avec la prépublication exclusive des Quatre coins du monde, dernière BD signée Hugues Labiano. Douze nouvelles planches inédites de la grande épopée des méharistes français.
    Cette semaine, nous vous proposons les croisières légendaires d’André Citroën. Pour asseoir la renommée de sa marque, le constructeur automobile se lança dans des raids mémorables, à commencer par la traversée du Sahara.
  • Pages « Histoire », avec la Corée. Un film d’animation adapté d’un roman graphique et un diptyque en bande dessinée abordent sous une facette intime le drame coréen.
  • Enfin, Nos lecteurs ont droit cette semaine aux premières planches de Prisonniers du bout du monde, les nouvelles aventures du jeune indien Esteban, qui cherche à délivrer ses compagnons du baleinier Léviathan, emprisonnés dans un pénitencier de Patagonie.  Vient de paraître chez Dupuis.
Et toujours des gags, nos pages actus BD et la preview de la semaine.

Numéro 19 gratuit : Les jardins fleuris de l’imaginaire

Le numéro 19 du magazine BD Sphère est GRATUIT et en ligne.

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Au sommaire de ce dix-neuvième numéro :

  • A L’occasion de de la dixième édition de “Rendez-vous aux jardins”, un événement qui se tient partout en France du 1er au 3 juin, BDSphère vous propose une promenade dans la nature en plein éveil. Le jardin mis à l’honneur par Will et son Artbook Le Jardin de couleurs, un carnet de dessins et de croquis plein de charme, avec les fameuses « femmes de Will ».
  • Dans notre rubrique incontournable, BDSphère n’oublie évidemment pas les mamans en publiant premières planches de Bidochon mère (moman), tome 15 de la célèbre série signée Binet.
  • Que serait le printemps sans les oiseaux? Cette semaine, notre rubrique “nature” consacre “l’oiseau dans les cases” avec Abélard, un diptyque qui met en scène un adorable poussin rêvant d’un monde plus grand, de l’Amérique, et pourquoi pas de la lune…  Série mise en vedette au Festival d’Amiens. Mais aussi, Angry birds, le jeu qui rend accro, est passé au crible dans la rubrique jeux vidéo.
  • L’inédit de la semaine, avec les Quatre coins du monde et dix nouvelles planches en prépublication exclusive de la première BD en solo du dernier diptyque de Hugues Labiano.
  • Cette semaine, nous vous emmenons dans le sud marocain, seul endroit du Sahara à l’abri des embuscades touaregs. Reportage dans les oasis de la région.
  • Voyage… avec Webtrip comics, le premier feuilleton BD collaboratif et participatif européen. Pas moins de 12 auteurs dans 10 pays différents se relaient pour mettre en scène l’histoire de Jules et Romane, jeunes voyageurs embarqués dans un road-trip amoureux à travers le vieux continent. 
  • Enfin, notre rubrique “à paraître” célèbre le whisky, avec les premières planches de L’Art du whisky. A l’instar de La Part des anges, dernier film de Ken Loach, l’album nous plonge dans une distillerie reprise par la fille d’un spécialiste du malt. Ses Secrets de fabrication, son histoire et bien sûr sa dégustation sont au programme!

Et toujours des gags, nos pages actus BD et la preview de la semaine.